Autridge et encore Autridge... vue des rives de l'Ardèche. Sous le regard bienveillant du "Visage".
Nulla dies sine linea

Autridge et encore Autridge... vue des rives de l'Ardèche. Sous le regard bienveillant du "Visage".
Après une première partir plutôt déroulante durant laquelle savoir planter quelques genoux peut bien aider à mieux appréhender la suite, à ce stade de la voie, nul point de repos laissant envisager une pause café... David PERRIER dans Max Havellard contre Nescafé (L1 ... euh... VII sup!).
3 jours de libre? Thomas Cazenave en profite pour partir grimper au Bout du Monde !
Les gorges du Haut Chassezac, et la belle vasque finale du canyon nichée dans sa "cathédrale de granite"... et des projets d'ouverture en fissures laissés en suspens... Bientôt le printemps!
Pique-nique quasi-printannier sur les belles boules de granite du Pré de la dame. Notez au passage la modeste (#%@& !!!) épaisseur de neige pour une fin décembre... Allez, on croise les doigts!
Et voilà: Visage est terminée! Il aura fallu deux belles après-midi dans la solitude des gorges (déjà calmes en cette saison mais alors quand la route est barrée, c'est carrément parfait!) pour ouvrir l'ultime longueur aboutissant au sommet dans un mur gris si intense et compact qu'au printemps dernier, j'avais cru devoir me résoudre à emprunter la voisine Devoirs de mémoire. Finalement, si le départ de cette dernière longueur est bien commun avec son cadet d'itinéraire, c'est pour mieux s'en écarter au bout de quelques mètres, histoire de jouer un peu plus avec le gaz enivrant de ce bouclier très haut perché et profiter du calcaire parfait de cette partie sommitale.
En combinant la classique Un monde à part et la petite nouvelle Visage, on croit tenir là une des plus jolies choses à se mettre sous le chausson dans les Gorges de l'Ardèche: une ampleur rare pour la région (220m d'escalade tout de même!), un caillou le plus souvent superbe, du gaz, une escalade exigeante et très variée, le tout épicé par un brin d'engagement et un petit parfum d'aventure qui devraient laisser des souvenirs...
Ce sont bien sur répétiteurs et visiteurs qui jugeront de la qualité de la ligne mais une chose est sûre, nous nous sommes régalés lors de la première ce mardi, ponctuée par une épique sortie de nuit dans la dalle finale...
Un grand merci à David PERRIER pour l'ouverture et à Cyril ROQUES pour sa présence remarquable et remarquée à la première ascension intégrale.
TOPO de « VISAGE » par « UN MONDE A PART »
ED 220m 7b max 6c obl
16 dégaines + 3 sangles
Visage : David PERRIER et Guilhem TROUILLAS
Un monde à part : Philippe Gaboriaud
Accès : Rocher d’Autridge – Gorges de l’Ardèche
Idem Pilier Ouest / Un Monde à part. Cf Topo CDFFME07.
Pour « Visage » seulement, il est possible de descendre dans la ligne de rappel classique ou en laissant une stat à la sortie de Max Havelaard (en prenant soin de bien penduler et de clipper quelques points) mais c’est (bien) moins évident…
Description de l’itinéraire :
L1 6c+ (35m) : démarrer dans le dièdre (pas si évident !) puis traverser à droite (très belles gouttes d’eau et escalade délicate !) pour rejoindre une énorme écaille. Relais au sommet de l’écaille. Rmq : ne pas s’arrêter au relais facultatif avant la traversée.
L2 7a (30m) : remonter le beau mur gris à trous et gouttes d’eau en prenant soin de laisser La belle endormie sur votre gauche. Magnifique escalade très soutenue.
L3 6b puis 5+ (30m) : quelques pas d’équilibres sur de très jolis choux-fleurs puis un ressaut au rocher fracturé. Ne pas s’arrêter au relais facultatif. Relais dans une baume perchée possible à la sortie du 5+ ou sur le rebord droit de la terrasse.
L4 A0 puis 6b (20m) : Quelques pas de AO musclé… sangles en guise d’étriers font l’affaire ! Puis un dièdre délicat à remonter dans un rocher plus sain qu’il n’y paraît. Relais dans la baume perchée.
L5 6b puis III (30m) : Une (très) aérienne traversée (bien) délicate… puis arrivé dans la baume, traverser tout à droite (sangle sur le chêne vert puis un goujon) pour accéder au relais (gazeux) via une rampe évidente.
Départ de Visage !!!
L6 6b+ (30m) : (on croise de suite Max Havelaard) traversée évidente sur des colos de toute taille agrémentée de quelques passages plus exigeants… relais sur le rebord droit de la deuxième niche (rallonger certains points et sangler une superbe colonne !). Majeur !
L7 7b (30m) : départ très fin en traversée sur des choux-fleurs puis remonter athlétique de colo puis traversée toujours bien physique sur des inversées jusqu’à croiser Le Chamane. Le dernier point est muni d’un maillon rapide qui permet de se faire déposer sur la petite terrasse 3m en contre-bas et d’y faire relais. OUF ! Superbe !
L8 7a+ (35m) : départ commun avec Devoirs de mémoire dans un dièdre déversant à colos très « puissant » puis après le réta laisser la voie susnommée sur votre droite pour gagner en traversée ascendante gauche le bouclier de dalles grises à gouttes d’eau et trous… plein gaz au sommet d’Autridge ! Magnifique !
David s'engage dans la traversée délicate et superbe en 6c+ de L1 de "la Gabo". Perspective sur la suite des évènements: Visage sort à droite du dernier Genévrier de Phénicie perché tout au sommet!
Cyril ROQUES dans le 7a majeur de L2 de la Gabo.
Relais bien gazeux à deux pas d'une baume perchée caractéristique d'Autridge.
David boude l'objectif et se refuse à toute médiatisation... malgré de belles perfs: il plie à vue L7 qu'on a estimée à 7b... Belle perf, surtout après 6 longueurs déjà pas commodes du tout!
Le charme irrésistible de David PERRIER au relais !?
l
Cyril ROQUES, résolument bon joueur, goutte à toutes les formes d'escalade. Visage avec un bon sac à dos, godasses au cul et des ballerines souples. C'était osé mais il l'a fait!
Binch, l'ouvreur éponyme dans son oeuvre "Binch, ouvreur pour dames", 7B/+.
Petite visite express (la température de ces derniers jours ne permettait de toute façon pas d'y séjourner...) au désormais célèbre MdA, LE spot de bloc à la mode des locaux (locos!?), et plus précisément à son secteur Snow Park.
La forêt gardo-lozéro-ardéchoise propose désormais pas loin d'une centaine de passages du 5 au 7c (et quelques projets!), preuve de l'activité bouillonante des inconditionnels du "modélisme minéral".
Une belle occasion pour râler au grand air ! :)
Plus d'infos ici.
Très belle maquette de "rocher à grimper" au 1/100. Notez les belles figurines d'escaladeurs, peintes à la main. Et découvrez bientôt la crêche MDA et les santons ROC N POTES !
Le gros ventre généreux de la Baume Percée de Russan...
Concrétions parfaites du secteur Maelström.
"Les yeux plus gros que le ventre", départ tout en bas à droite (Bref, presqu'un départ assis. Ca te dit Seb !?)... 40m de très gros dévers et de plafond puis une sortie sur des règles dans du "gris qui tue"... toujours à l'état de projet ... 9b ?
Greg DEMOULIN dans le "Mur Cordier" 7a à la Cuisinière.
Depuis plusieurs années, nous n'honorions pas nos engagements, pourtant sincères, à venir nous frotter au grès bleausards en compagnie des inconditionnels bloqueurs vanséens. Toujours une bonne excuse: Espagne, Verdon, Kalymnos...
Validité de la carte d'identité expirée, nous voilà faits comme des rats, contraints à un pèlerinage varappo-technico-forço-culturo-historique dans la célèbre forêt bellifontaine, bien au de là de ce qu'il est raisonnable au demeurant de s'aventurer du côté septentrional de l'hexagone!
Bilan des courses (non, pas au Carrefour de Villiers en Bière!): Si l'on s'étonne de croiser en permanence promeneurs, grimpeurs et cavaliers, même au plus profond des bois, si l'on hallucine combien les joueurs de blocs venus du monde entier sont nombreux, si l'on aimerait parfois ne plus entendre ni route ni avion au loin, la forêt n'en demeure pas moins superbe et l'ambiance, unique.
Le rocher est à la hauteur de la légende: un grès au grain (très) fin, magnifiquement sculpté, aux couleurs et aux formes variées, élégantes et généreuses. L'escalade en elle-même ne peut décevoir si ce n'est (de ce que nous avons vu) qu'au final, il n'y a peu d'alternative aux croutes infâmes et aux plats très très très plats. Et pour cause, les profils sont globalement dalleux, verticaux ou peu déversants, imposant presque toujours une escalade délicate.
Bref j'ai râlé, j'ai beaucoup râlé... parce que c'est du bloc... parce le boulimique de mouvements que je suis trouve ça ingrat.
Mais c'est unique. J'y retournerai.
Katell dans une dalle "marbrée" de Buthiers piscine.
Les sables du Cul de Chien.